Chant d’amour

couple-chemins

Mon ami , cher amour, oh ! ma tendre aventure
Advenue par hasard quand je n’attendais rien,
Que serais-je sans toi ? Sans le fervent soutien
De ta main me guidant vers d’autres conjonctures
Qu’une vie où stagnait un bien fade destin ?
Mon Hasard, mon ami, oh ! mon ultime chance,
Qui as fait rejaillir la dernière espérance
D’un Futur ranimé, tu t’en vins un matin
Où le ciel était triste et l’aube bien trop grise.
Tu as illuminé tel un rai de soleil
Ces heures qui passaient et ces jours tout pareils
A des plaines frôlées par une morne brise.
En homme impétueux, tu as su réveiller
Le long cours envasé d’un fleuve trop tranquille
Allant beaucoup trop droit au cœur de la grand’ville.
Une vie silencieuse ayant tout oublié…

Tu fus comme un grand vent, un porteur de tempêtes
Ravivant en tornade impatience et passion,
Tendresse exacerbée fourmillant d’émotions
Et d’un tourneboulis qui me vrille la tête.

Mon frère, mon ami, tu es le seul amant
Qui aies jamais marqué d’un sceau inimitable
Ma vie de tout repos et même un peu minable :
Je te suis attachée comme fer à l’aimant.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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