Chanson d’avril

Poème illustré par un tableau de :

Joseph Hurard
(1887-1956)

On a l’âme qui chante et l’on se sent si bien
Que tout est transformé : le monde est enchanté ;
La terre fatiguée semble réinventée
Et comme rajeunie. Le printemps qui revient

Sème au bord des chemins les milliers de fleurettes
Conçues par le soleil. L’hiver a trépassé ;
La lande desséchée est tout éclaboussée
De boutons d’or bien drus, de frêles pâquerettes.

La garrigue se hâte de faire le plein
De vert et de fraîcheur pour un été très dur
Le ciel est mordoré et le soleil  bien mûr
Posé comme un fruit d’or sur la cime d’un pin.

La chanson du printemps vole sur les collines,
Une chanson d’amour faite pour les oiseaux,
Pour les jardins en fleurs et pour les damoiseaux
Dont le coeur en souffrance explose et dodeline

A force d’aimer trop. Chanson irrésistible
Qui court à travers champs portée par le beau temps !
La sève est comme folle : elle monte et s’épand
Dans toute la nature en onde irrépressible.

 

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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