Le tremblement de terre

C’était un soir serein où l’on avait sorti
Sa chaise sur le seuil, pour plaisanter et rire
Avec les autres gens. Et l’on entendait bruire
Autour du vieux Lambesc le souffle de la nuit.

Il faisait calme et doux. Un vieil homme assoupi
Ronflotait doucement. Et parfois un soupir
Le tirait du sommeil qui semblait l’engloutir
Dans un mystérieux et ténébreux roulis.

Puis le sol a plongé en un infime instant.
Le tout s’est disloqué en un sourd grondement,
Sous la chaise de l’homme un gouffre s’est ouvert.

C’était l’apocalypse et l’horreur absolue.
Un hurlement glacé a jailli de la terre
Et le sol basculé s’est accroché aux nues.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire