Archives de catégorie : Printemps

Louisiane

Atchafalaya_Basin

Salut, mon cher Midi ! Me revoici enfin…
Empruntant pour un temps des ailes au Voyage,
Je t’avais délaissé pour de nouveaux rivages
Très très loin de chez nous, aux modernes confins

D’un monde occidental où des gens se souviennent
Qu’on les vendit un jour, pour rien, à l’Etranger…
Je n’ai point vu là-bas de verdoyants vergers,
Ni de feuillages frais, tout neufs, et que s’en viennent

Caresser les rayons d’un large soleil blond .
Non ! Il faisait très chaud. La lumière exotique
Etait tout estivale sur les pierres antiques
Du vieux Carré français bourdonnant des flonflons

D’un jazz exacerbé par une énorme Fête.
Quartier tout cabossé avec des murs pisseux,
Glauque et grouillant de vie. Déglinguement poisseux,
Cacophonique et gris. Bruit à casser la tête

Et fêtards bigarrés de toutes les couleurs
Cahotant dans les rues du vieux Quadrilatère
En se fichant pas mal de l’étrange mystère
Y mélangeant partout les ordures aux fleurs !

Enfin, tout près de là, les grands bayous saumâtres
Aux énormes iris sur le palud herbu ;
La jungle inextricable aux grands cyprès barbus,
Que sillonnent sans fin des Cajuns idolâtres

D’un marais menaçant où les mena un sort
Hostile et redoutable. Où sur l’eau qui clapote,
Pur cristal transparent ou gadoue qui bouillotte,
Flottent comme des troncs de grands alligators.

*Napoléon céda la Louisiane aux Etats-Unis en 1803 pour 60 millions de francs

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Délices printanières

Début d'été

Poème illustré par un tableau de :

Yvette Moënne
www.yvette.moenne.over-blog.com

Voici donc revenus ces jours si agréables !
Le printemps se cramponne au soleil enfin stable
Qui s’insinue partout pour mieux en chasser l’ombre.
On en a donc fini de ces soirées si sombres

Où l’on devait rester au creux de son cocon ?
On va pouvoir ouvrir largement sa maison ;
Désherber, s’affairer à pougnoter ses fleurs,
Bouturer, jardiner parfois jusqu’à pas d’heure

Et oublier enfin les orages d’avril :
Le printemps en Provence est souvent versatile
Et il faut se méfier pas mal de ses foucades.
Mais en mai il se calme, et c’est la cavalcade

Des beaux jours revenus et tout ensoleillés.
La lumière est exquise ; et dans le ciel de lait
Des tout petits matins, plus du tout de nuages
Pour oser s’opposer au soleil encor sage.

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Le printemps à Marseille

regard-sur-marseille-Josette-esnard-2005

Poème illustré par un tableau de :

Josette Esnard
www.curiositel.com/gallery/kalliste/02P2-JosetteESNARD/

Marseille est au printemps comme revigoré :
Son ciel revivifié d’un tendre bleu pervenche
Semble désencrassé et tout repeint de frais
Par la brise d’avril. La mer calme qui penche

Clapote à petit bruit en oubliant l’hiver
Cabossant trop souvent ses lignes et ses vagues ;
La pimpante saison met des pointes de vert
Sur les arbres à nu où des oiseaux divaguent,

Comme affolés soudain par le soleil nouveau…
Tout au moins rénové pour la saison nouvelle !
Le printemps enjôleur a de tendres appeaux :
De jolis bataillons de fraîches jouvencelles

Aux fines jambes nues, résolues à bronzer
Expéditivement pour être encor plus belles,
Enchanter à tout-va et mieux hypnotiser
Les pauvres Marseillais prêts à la bagatelle.

Manches raccourcissant, genoux apparaissant,
Petits minois dorés qu’un rayon ensoleille :
Eros suit pas à pas le printemps renaissant.
Marseille rajeuni sourit et s’émerveille

D’être malgré son âge encor si passionné.
Tout le monde est dehors, et la ville est heureuse
De savoir profiter du beau temps qui renaît,
D’oublier pour un temps son âme bagarreuse.

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Mourir au mois d’avril…

Poème illustré par un tableau de :

Eric Espigares
www.eric-espigares.com

Mourir un six avril, n’est-ce pas incongru
Alors qu’autour de soi tout explose de vie
Et que la sève monte au coeur des arbres nus,
Alors que le soleil ressuscite à l’envi ?

Mourir à quarante ans au mitan de son temps,
Laisser anéantis tous les vivants qui restent,
Ouvrir au creux des coeurs l’énorme trou béant
D’un chagrin impossible à combler par les gestes

Tendres et impromptus de la tendresse humaine,
N’est-ce point malséant et même inconcevable ?
Laisser au fond des gens cette éternelle peine,
Pour toi qui es parti est-ce même acceptable ?

Tous les avrils sont doux en Provence, et le vent
Redevient peu à peu tout bleu et tout léger ;
Oui, mais toi tu es mort. Te souviens-tu d’antan
Quand tu vivais encor ? Oh, comme je t’aimais…

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Le bourgeon

Oh, dis-moi, s’il te plaît, que je ne rêve point :
Est-ce bien un bourgeon au bout de cette branche,
Qui aurait réchappé à cette gelée blanche
Qui givre encor parfois notre pauvre jardin ?

Un tout petit bouton, un léger et ténu
Atome de printemps ! Un espoir minuscule…
Se pourrait-il qu’enfin ce noir fléau recule,
Cet hiver aux longs crocs, honni et malvenu ?

Le bourgeon est si frêle au bout de son rameau,
Avec ses quelques brins quasiment invisibles,
Que parier sa survie serait presque risible !
Cependant il est là, triomphant et costaud…

Il est un peu pointu comme un tout petit cœur :
En tendant bien l’oreille, dis, pourrait-on l’entendre
Battre tout doucement sous ses feuilles si tendres
Et, malgré le grand froid, pousser avec ardeur ?

L’arbre est pourtant minable et semble exténué :
Le bourgeon aurait-il sucé toute sa sève ?
Il est bien assez fort pour prendre la relève
De la vie immortelle en mon jardin fané !

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La maison du soleil

rayon-lumiere-

J’ai laissé le printemps entrer dans la maison
Par la fenêtre ouverte. Il s’y est faufilé
Avec cette candeur qui défie la raison ;
Et l’hiver déconfit s’en est bien vite allé

Se faire pendre ailleurs. Les murs blancs du salon
Ruissellent de lumière et l’on dirait qu’ils chantent
Un petit air clinquant avec force flonflons.
Les tommettes auburn que tout ce feu enchante

Miroitent tant et plus, tellement bien cirées
Qu’on les dirait huilées par les rais du soleil.
Le ciel ruisselle d’or sur les tuiles ocrées,
Et le vieux toit n’est plus qu’un clignement vermeil.

Ma maison du soleil scintille tant et plus
Dans ce déferlement de lumière nouvelle.
Il y a quelques fleurs aux pentes des talus
Comme pour claironner cette bonne nouvelle :

La plus jolie saison s’en est bien revenue !
Le printemps se balade au cœur de la maison,
Et pour lui souhaiter une gaie bienvenue
Nous allons entonner une aimable chanson…

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Dégel

neige

Poème illustré par une aquarelle de :

Josette Mercier-Kornmayer

La neige fond tout doux, et l’âme de la Terre
Mise à mal par l’hiver réapparaît partout.
La montagne est pelée ; un tiède soleil roux
Effleure les sommets de sa pâle lumière

Accentuant encor leur molle conversion.
La bise du matin n’est plus qu’un léger souffle
Sur les épicéas dénudés que camoufle
Un toupet blanc ténu, plumet en réduction.

La neige est larmoyante et pleure à grosses gouttes,
Flic et floc argenté criblant le blanc tapis
De sombres petits trous. L’hiver s’est assoupi,
Se laissant digérer par le temps qui s’égoutte.

Le redoux arrondit les cristaux étoilés
Qui fondent à vue d’oeil, transmués en liquide :
Pleurs presque congelés, perles encor limpides
Roulant sur le sol gris en un maigre filet.

Les gouttes – flip et flap – de la neige qui meurt
Ne sont plus maintenant qu’un nuage de brume,
Un voile évanescent où le soleil allume
Comme des papillons mille et mille lueurs…

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L’oiseau couleur de miel

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Une ombre lumineuse est passée dans le ciel :
Les ailes d’un oiseau, battement de lumière
Plongeant vers le sol nu où quelques taches claires
Annoncent le printemps. Un oiseau couleur miel…

Frou-frou silencieux, est-ce une tourterelle ?
Un vol illuminé par le soleil nouveau
Dans des nues enfin bleues. Un mouvement tout chaud
Et frémissant de vie. La lumière étincelle

Sur le plumage clair de l’oiseau scintillant :
Est-ce un morceau d’étoile arraché à sa mère,
Un fragment de soleil détaché de son père,
Ces ailes de lumière au cœur du grand ciel blanc ?

Ce flambeau du matin, c’est une tourterelle
Nimbée par le soleil d’un halo argenté.
Puisse ce rêve fou ne jamais s’arrêter,
Ni l’oiseau flamboyant s’enfuir à tire d’aile !

Je vais fermer les yeux pour le garder en moi,
Intact, sauvegardé par ma piètre mémoire
Qui va vite y cueillir cette fort simple histoire,
Poème sans façon pour conter mon émoi :

Une ombre lumineuse est passée dans le ciel :
Les ailes d’un oiseau, battement de lumière
Plongeant vers le sol nu où quelques taches claires
Annoncent le printemps. Un oiseau couleur miel…

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Le chant de porcelaine

Amandier

Ce deux février est vraiment
Un véritable événement :
Tous les amandiers sont en fleurs…
N’y aurait-il point une erreur

De la part de dame Nature ?
Impossible que cela dure…
J’entends bouillonner sous l’écorce
Un nectar dont l’énorme force

Va tout faire exploser sous peu :
Trop de vie, de sève et de feu !
Processus voué à l’échec,
Surtout avec ce temps très sec…

Il faut que stoppe la machine,
Et que tous les Hommes s’échinent
A corriger toutes leurs bourdes,
Ou la facture sera lourde…

Il fait beau, merveilleusement.
L’on est heureux, mais l’on se ment
Car l’on devrait crever de froid,
Et de pessimisme, et d’effroi :

N’accordons pas trop de confiance
A ce printemps. Sa complaisance
Est trop honnête ! Oui, méfions-nous
De la grâce d’un tel redoux…

Mais les amandiers n’en ont cure !
Leurs jolies fleurettes murmurent
Dolce leur chant de porcelaine
Sous le ciel couleur d’obsidienne.

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Des bribes de printemps…

Printemps précoce

Il y a dans le ciel comme un je ne sais quoi
Qui l’a décoloré ; un voile de brumasse
De teinte indéfinie. Il gèle et il fait froid,
Il neige même un brin, et du fuel en rosaces

Pollue l’eau du Vieux Port de cercles irisés…
Nous avons pourtant eu des bouffées printanières
Depuis quelque huit jours, où le ciel courtisait
Les boutons décatis de nos roses trémières,

S’imaginant peut-être en soutirer encor
Quelques bribes de vie. Les boutons de nos roses
Pourtant tout desséchés semblaient un peu moins morts.
Mais l’hiver revenu nous a rendus moroses ;

L’on s’était sûrement fait bien trop d’illusions
Pour Marseille tout gris sous les nues délavées ;
Et pour tout le Midi, jusqu’aux plus hauts bastions
De ses Alpes, là-haut. L’hiver inachevé

Ne pouvait vraiment pas capituler ainsi !
Mais voici que soudain un faisceau de lumière
Ensoleille le ciel d’un arc fort réussi
Illuminant de feu et la mer et la terre !

L’hiver redéguerpit avec son attirail
De gel, de pluie, de vent, de froidure et de givre…
Le soleil a posé un somptueux vitrail
Sur l’eau enturquoisée, et l’on se sent revivre…

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Les saisons de la mer

mistral

Printemps
Oh, Méditerranée ! Si bleue sous le ciel bleu,
Tu bats en palpitant telle un énorme cœur
Quand la lumière peint de fluctuantes fleurs
Sur ta houle ondulante où la lumière pleut.

Eté
Méditerranée plate, insensible au soleil
Qui te fait clignoter sous ses longs rayons noirs
Depuis le matin clair jusqu’au terme du soir,
Tu es tout hachurée de lents rouleaux vermeils.

Automne
Méditerranée grise et âpre sous le vent,
Tu deviens vraiment folle et bouscules tes flots
Jusqu’à ton horizon, où le roulis de l’eau
Brise ton harmonie de ses spasmes mouvants.

Hiver
Méditerranée sombre hurlant sous le mistral
Et parfois fustigée de flocons étoilés,
Tu oscilles giflée par un ciel bas voilé
Où stagnent les nuées d’un morne hiver austral.

 

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Le printemps impatient

i-love-printemps

Le Printemps s’est trompé. En voyant le soleil
Eclairer à giorno les terres de Provence,
Il s’est cru en retard, et par inadvertance
S’est extirpé du lit, pensant que son réveil

Serait le bienvenu. Dehors tout est propret,
Avec un ciel très bleu où roulent trois nuages,
Comme ceux qu’on peut voir dans les livres d’images :
Dodus et tout bouclés. Le sol est bigarré

Tout autant qu’en avril quand la nature est neuve :
La lumière incongrue semble y poser des fleurs,
Et le jardin s’est peint de clinquantes couleurs
Comme s’il désirait ainsi donner la preuve

Aux gens de la maison qu’il n’est pas vraiment mort.
Pourquoi cette tiédeur en plein coeur de décembre?
J’ai largement ouvert les croisées de ma chambre
Pour humer l’air très doux : il fait si bon dehors !

Mais le printemps est pâle ; et voici qu’il s’affaisse
Lentement sur lui-même. Était-il trop pressé,
Est-il sorti trop tôt ? Le soleil a cessé
De le tenir au chaud : le froid le mord aux fesses

Et il comprend enfin qu’il est un temps pour tout !
La nuit est déjà là, la nuit interminable
Du mitan de l’hiver. Il se sent tout minable,
Il frissonne, il a froid et il a mal partout…

Il se résout alors à une vraie sagesse :
Il va rentrer chez lui et re-dormir un peu,
Puis reviendra en mars tant que faire se peut.
Même dans le Midi il n’y a rien qui presse !

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Le costaud

coquelicot-trottoir

Entre deux pavés gris une fleur a poussé.
Se contentant de rien, c’est un coquelicot
Poussant allégrement son clair cocorico
Vers le ciel printanier. Il est tout hérissé

De vie et de vigueur, costaud comme ses frères
Ayant eu le bonheur de naître dans un champ !
Il est si obstiné qu’il en devient touchant,
Et son désir de vivre en ce milieu austère

Force l’admiration. De quoi se nourrit-il ?
De quelque atome d’eau perlant entre les pierres ?
D’un rayon de soleil, de bribes de poussière
Polluant le trottoir, envolées d’un terril ?

C’est un joli gaillard dont les pétales rouges
S’agitent dans le vent. Oh, pourvu qu’une auto
N’écrase point trop tôt le gringalet costaud
Dont le pourpoint corail et tout frissonnant bouge

Au rythme du mistral. Il palpite et il bat,
Aussi ardent qu’un feu, ardent comme la vie,
Acharné à combattre, étayé par l’envie
De fleurir tant et plus en menant son combat.

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Antinomie

Résille de béton sur fond de ciel bleu Rudy Ricciotti MuCEM

Le MuCEM par grand ciel bleu

L’on devrait être heureux sous ce ciel ingénu :
Son bleu céruléen enveloppe la ville
D’une coque en cristal. Mais il est trop tranquille,
Et un souffle de vent serait le bienvenu,

Qui éliminerait cette sphère invisible
Délétère et pourrie qui stagne dans les cieux
En nous empoisonnant de son flux pernicieux :
Marseille est pollué ; le constat est terrible

Et vraiment sans appel. Comment est-ce possible ?
Ce grand soleil si clair ne servirait à rien
Qu’à nous donner le change ? Et l’infâme vaurien
Avec tout son éclat ne serait plus crédible ?

Quel beau temps, mes amis ! Un beau temps indicible,
Mais aussi dangereux qu’un parfum vénéneux
Qui nous asphyxierait lentement, peu à peu,
De son haleine impure aux effluves nuisibles.

Il fait tellement beau : l’on devrait être heureux,
Aspirer le temps clair, le boire à pleine gorge,
Se gaver de ce bleu dont le Midi regorge,
D’autant que dans le Nord, le printemps est affreux…

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La bête à bon Dieu

Posée sur une fleur, une bête à bon Dieu :
Petite boule rouge et symbole de joie,
Cachant sous son habit les deux ailes de soie
L’aidant à déguerpir des détestables lieux

Qu’on saupoudre à l’envi de mille saletés.
Ta jolie protégée, Seigneur ! est bien mignonne,
Léger rond rutilant posé sur la bignone
Qu’elle ponctue de rouge ! Adieu le DDT…

Dans mon jardin, ma mie, tu es en sûreté.
Tu pourras y croquer les maudites bestioles
Grignotant mes rosiers, dont le goût affriole
Les pucerons du coin, ces gourmands éhontés !

Les sept taches tombées sur ton manteau carmin
Sont des gouttes de nuit jaillies du crépuscule.
Insecte du bon Dieu, fragile et minuscule,
Tu es un talisman au coeur de mon jardin.

Tueur de pucerons, avales-en autant
Que tu peux en manger ! Charmante coccinelle
Jolie comme un bijou, garde fermées tes ailes
Et reste ici chez moi jusqu’à la fin des temps…

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