Archives de catégorie : Amours

Conseils pour nettoyer son âme

Douceur

Poème illustré par un tableau de :

A. Schintu

Les mots laissent parfois d’avilissantes traces
Qui peuvent salir l’âme. Il faudrait donc très vite
Les gommer. Sur le champ. Afin que soit détruite
Toute empreinte du mal. Pour qu’à jamais s’effacent

Ces macules de boue qui encrassent le coeur…
Il faut pour s’en laver se gorger de lumière ;
Plonger sans hésiter les deux mains dans la terre,
En respirer à fond l’aseptisante odeur.

Ecouter du Mozart… ou toute autre musique
Qui peut tout en douceur bercer divinement
Une âme endolorie. Savourer ces moments
Où l’on vous apprécie car vous êtes unique.

Ou courir sous la pluie ;  la laisser nettoyer
De son jet pétillant qui lave et qui ruisselle
Votre âme profanée, pour une vie nouvelle ;
Epurer votre coeur de ce qui l’a souillé.

Respirer, écouter, regarder la Nature…
Laisser agir le temps – jamais on ne le trompe !
Les minutes, les jours et les années estompent
Toute méchanceté, toute pensée impure…

Le chemin sous vos pas sera de nouveau sûr,
Le ciel refleurira. Et peu à peu votre âme
Miraculeusement retrouvera sa flamme.
Le monde autour de vous redeviendra très pur…

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L’embobineur

chat-curieux

Issu de cet Ailleurs que seuls les chats connaissent,
Il est venu chez moi, tout petit rien du tout
Certainement perdu, un minable matou.
Voulant faire de moi son esclave-maîtresse,

Il a tout fait bientôt pour investir la place :
Il l’avait décidé, je n’y pouvais plus rien !
Et réussissant même à séduire mon chien,
Il a su déployer tant d’atours et de grâce

Qu’il a gagné mon coeur. Bien vite sous le charme,
Je n’ai plus alors su le rejeter dehors.
Car c’est ainsi, un chat : sous un fragile abord,
Un vrai ensorceleur ! Vous n’avez aucune arme

Pour lutter contre lui, contre ses sortilèges.
Il a tous les atouts, c’est un grand séducteur,
Sachant ouvrir pour vous le domaine enchanteur
D’un monde énigmatique, avec tout un cortège

De signes mystérieux, de tendresse donnée
Seulement s’il le veut ! Petit sphinx sibyllin
Et terrible enjôleur, le tout petit félin
M’a mise sous sa coupe et m’a embobinée !

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La sorcière

femme

Si parfaite est sa peau qu’une pêche au jardin
S’en est plainte au soleil tant elle est veloutée.
Son charme est une drogue, aimée et redoutée
Des nombreux prétendants à l’esprit libertin

Qui rôdent autour d’elle. Ambrée comme un verger
Fleurant bon les fruits mûrs, sa beauté ensoleille
Ses draps frais repassés, et chacun s’émerveille
De ces yeux indigo sachant si bien piéger

L’amoureux décidé à boire ses baisers.
Son charme est dangereux, mais la fille si aimable
Qu’elle sait à jamais se rendre inoubliable.
Comme un vin dangereux, elle peut vous griser

Et vous rendre cinglé ! Peau exquise à goûter,
Moelleuse comme un fruit dont la fraîche saveur
Fond tout doux sous la langue… Incroyable ferveur
Des hommes prêts à tout pour pouvoir affronter

La belle redoutée, dont la beauté altière
Donne à tous ses amants l’impression de tomber
Dans un piège mortel, qu’ils feignent d’ignorer
En croyant la dompter. Mais c’est une sorcière

Dont le cœur est glacé, et nul n’a eu encor
Le pouvoir de régner sur son âme rebelle.
Elle sourit toujours, somptueusement belle,
Et son nom est étrange : on l’appelle la Mort.

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Le cadeau de Mimi

Chat

Ma maîtresse exagère. Et bien mal m’en a pris
De lui faire un présent ! Car elle vient encore
De remettre dehors la minable souris
Attrapée au jardin près de la mandragore

Pour la lui apporter avec moulte tendresse
Et la mettre à ses pieds avec beaucoup d’amour.
Elle a poussé un cri, et puis – oh, la traîtresse !
M’a reclus au cellier fermé à double tour.

Pas la première fois que je me fais avoir !
Elle a pris un balai pour chasser la bestiole…
Rien qu’en fermant les yeux, il me semble la voir
La pousser dans la cour pour qu’elle batifole

En se foutant de moi, bien loin de mes sévices
Et de ma cruauté. Après, décolérant,
Elle n’y verra plus qu’une sorte de vice
Envers lequel il faut être un peu tolérant,

Et me fera sortir ! Mais j’aurais bien mieux fait
De croquer mon butin ! Ma maîtresse est bizarre,
Qui mange du poulet et de l’agneau de lait
Sans se considérer comme un monstre barbare !

Et moi, pour un mulot, tel un croquemitaine,
J’aurai été parqué au fond d’une prison…
Lors d’une autre battue que j’espère prochaine,
Je commettrai mon coup bien loin de la maison !

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L’attente

Bien que passe le temps, elle attend qu’il revienne
Et se languit de lui. Le feuillage a jauni
Sur le micocoulier depuis qu’il est parti ;
L’arbre semble anémié… La douloureuse antienne

D’une chanson d’amour lui taraude le cœur :
Celle qu’il lui chantait pour la faire sourire.
Il faudrait l’oublier, mais son âme soupire,
Même si par pudeur elle feint la froideur.

L’arbre est un peu penché, vrillé par la vieillesse.
Novembre le dévêt de son feuillage roux,
Le laissant désarmé face à l’âpre courroux
Du mistral qui s’en fout… Brisée par la détresse,

Elle attend que revienne avant un morne hiver
Celui qui est parti quand était encor belle
La campagne alentour, et dont la ritournelle
Fleurissait le jardin toujours jaspé de vert.

Parfois le vent faiblit, et il lui semble entendre
Le chant de son amant tout au bout du chemin.
Mais c’est une illusion. Pas un seul être humain
Qui songe encor à elle ! Elle ne sait qu’attendre

L’homme au rire sonnant et aux belles chansons
Qui savait oublier combien elle était vieille.
Comme l’arbre tordu, ou la vétuste treille
Fermement agrippée aux murs de sa maison…

Il ne reviendra plus. Il fait froid, c’est l’automne,
Et l’arbre est dépouillé de son feuillage noir.
Elle clôt ses volets pour ne plus l’entrevoir,
Comme le ciel souillé de mouchetures jaunes…

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Les Baux en hiver

Michel Bec

Poème illustré par un tableau de :

Michel Bec

L’automne a passé le flambeau
A l’hiver. Un poisseux ciel gris
Que déjà la nuit assombrit
Pèse lourdement sur les Baux.

Le village est vide, et le vent
Y mène sa danse infernale :
Assourdissante bacchanale
Du mistral qui court droit devant

Comme un centaure sans raison
Tonitruant dans les venelles.
La débandade habituelle
D’une morne et triste saison !

Te rappelles-tu l’an dernier
Quand l’on y fit une balade,
Poussés dans notre promenade
Par ce vent fou qui ricanait ?

Il y faisait si froid alors
Que ton doux visage était pâle,
Pâle comme l’anneau d’opale
Auréolant le croissant d’or

De la lune accrochée au ciel.
Les vieilles maisons du village,
Bastides grises d’un autre âge,
Etaient éclaboussées du miel

De la ténébreuse lueur.
Le vent tordait ta chevelure
Qui dansait comme une voilure
Autour de ton visage en cœur…

Les Baux sont tristes en hiver.
Tu n’es plus là, tu t’es perdue
Dans une existence éperdue…
Dis, n’ai-je point assez souffert ?

Peut-être un jour reviendras-tu ?
Je t’attends rue de la Calade
Où l’infernale cavalcade
Du vent dévale à qui veux-tu….

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Grognitude

déjeuner au jardin

Lou déjeune souvent très tôt sur la terrasse
Quand y clique léger un tout premier soleil
Encor un peu dolent ; quand ses rayons vermeils
Ne criblent point encor la Provence un peu lasse

Des excès de l’été au mitan de juillet.
Tout au fond du jardin chante une tourterelle
Affamée de sa mie qu’amoureuse elle appelle…
Marc le rejoint plus tard, les yeux encor brouillés

Des rêves de la nuit, barbe et cheveux hirsutes,
Tout affamé de thé, de pain frais et de miel,
Avec au fond des yeux des bribes d’arc-en-ciel.
Il n’est pas vraiment là ! Pas question qu’on discute !

Lou attend qu’il échappe aux rêves de sa nuit
Pour l’aborder de front. Silencieux il grignote
Un morceau de jambon et un bout de biscotte,
Encor tout engourdi et réfractaire au bruit…

Le jardin est semblable à lui quand il s’éveille
A la vie des longs jours embrasés de juillet.
Sur son feuillage bleu encor ensommeillé
Et tout étincelé de lumière vermeille,

Des gouttes de rosée fondent tout doucement.
Tout n’est que calme et paix. Seule la tourterelle
Continue sa chanson pour appeler sa belle.
Patiemment Lou attend l’éveil de son amant…

Il boit un peu de thé, puis enfin il renaît,
Lui sourit tendrement et le prend par le cou.
La tourterelle en joie fredonne son roucou.
Le jardin resplendit. Lou est rasséréné…

*Dédié à deux amis qui se reconnaîtront

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Fatum

Route

Pourquoi donc a-t-il pris ce chemin, ce jour-là ?
Ce n’était point par là qu’il passait d’habitude…
Désirait-il soudain bannir la servitude
De son petit train-train ? Il ne sait, mais voilà :

Tout est changé pour lui. S’il n’avait pas quitté
Sa route accoutumée, le ronron de sa vie
Aurait continué…Pourtant aucune envie
D’en biffer un seul point ne l’avait perturbé

Jusqu’au moment fatal ! Il s’y sentait très bien,
Assumant pleinement l’existence tranquille
Qu’il menait en famille au cœur de la grand’ville.
Pourquoi donc ce détour ? Comment ce petit rien

A-t-il déterminé un tel chamboulement
De sa vie bien d’aplomb? Comment ce coup de pouce
Qui a a tout infléchi a-t-il frappé en douce
Un bonheur évident, avec des changements

Qui ont bouleversé son être au plus profond ?
Il se reproche tant d’avoir changé de route !
Appréhension, errance, anxiété et déroute
De toute une existence ayant touché le fond

Sont maintenant son lot. Un maëlstrom sans fin…
Mais ne devait-il pas rencontrer Angélique ?
Le Destin a peut-être une propre logique,
Et sans doute après tout convenait-il enfin

Que tout soit transformé totalement en lui ?
Comment est-ce arrivé ? Intervention d’un Dieu
Au mystérieux dessein? Hasard malencontreux
Qui n’est pour le moment qu’une source d’ennuis ?

Quel est donc ce hasard qui lui a fait changer
De chemin ce jour-là ? Pourquoi pas l’autoroute ?
Et pourquoi cet amour posté sur cette route
Errant à travers champs, qu’il ne prenait jamais ?

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Louisiane

Atchafalaya_Basin

Salut, mon cher Midi ! Me revoici enfin…
Empruntant pour un temps des ailes au Voyage,
Je t’avais délaissé pour de nouveaux rivages
Très très loin de chez nous, aux modernes confins

D’un monde occidental où des gens se souviennent
Qu’on les vendit un jour, pour rien, à l’Etranger…
Je n’ai point vu là-bas de verdoyants vergers,
Ni de feuillages frais, tout neufs, et que s’en viennent

Caresser les rayons d’un large soleil blond .
Non ! Il faisait très chaud. La lumière exotique
Etait tout estivale sur les pierres antiques
Du vieux Carré français bourdonnant des flonflons

D’un jazz exacerbé par une énorme Fête.
Quartier tout cabossé avec des murs pisseux,
Glauque et grouillant de vie. Déglinguement poisseux,
Cacophonique et gris. Bruit à casser la tête

Et fêtards bigarrés de toutes les couleurs
Cahotant dans les rues du vieux Quadrilatère
En se fichant pas mal de l’étrange mystère
Y mélangeant partout les ordures aux fleurs !

Enfin, tout près de là, les grands bayous saumâtres
Aux énormes iris sur le palud herbu ;
La jungle inextricable aux grands cyprès barbus,
Que sillonnent sans fin des Cajuns idolâtres

D’un marais menaçant où les mena un sort
Hostile et redoutable. Où sur l’eau qui clapote,
Pur cristal transparent ou gadoue qui bouillotte,
Flottent comme des troncs de grands alligators.

*Napoléon céda la Louisiane aux Etats-Unis en 1803 pour 60 millions de francs

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Sonnet interdit aux messieurs…

Jeune fille

Savez-vous, mes chères amies,
Que quand nous mourrons, vous et moi,
Nous trouverons dans l’autre vie
Mille puceaux de bon aloi ?

L’on ne vous a donc jamais dit
Qu’au Paradis nul mec n’est roi ?
Point d’hégémonie pour le vit :
Seules les femmes font la loi !

Quand vous arriverez là-haut,
Haut perchées sur vos Stilettos,
Tous seront à votre merci,

Quel que soit votre air et votre âge ;
Et vous pourrez sans nul souci
Nous venger d’ancestraux outrages…

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Mourir au mois d’avril…

Poème illustré par un tableau de :

Eric Espigares
www.eric-espigares.com

Mourir un six avril, n’est-ce pas incongru
Alors qu’autour de soi tout explose de vie
Et que la sève monte au coeur des arbres nus,
Alors que le soleil ressuscite à l’envi ?

Mourir à quarante ans au mitan de son temps,
Laisser anéantis tous les vivants qui restent,
Ouvrir au creux des coeurs l’énorme trou béant
D’un chagrin impossible à combler par les gestes

Tendres et impromptus de la tendresse humaine,
N’est-ce point malséant et même inconcevable ?
Laisser au fond des gens cette éternelle peine,
Pour toi qui es parti est-ce même acceptable ?

Tous les avrils sont doux en Provence, et le vent
Redevient peu à peu tout bleu et tout léger ;
Oui, mais toi tu es mort. Te souviens-tu d’antan
Quand tu vivais encor ? Oh, comme je t’aimais…

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Double visage

double-face

Comme Eva, le Cousson a un double visage :
Un versant est doré, abreuvé de soleil
Dès le petit matin. Des mélèzes fort sages
S’y accrochent tout droit sous les rayons vermeils,

Alignés au cordeau en un ordre sévère,
Leur cime bien pointue saupoudrée à l’or fin.
Ruisselant de clarté, scintillant de lumière,
La montagne est dorée ; son adret est enfin

Délivré des frimas, de leur pénombre brune
Et tout éclaboussé par le ciel bleu de mai.
Il est encor plus beau quand un croissant de lune
S’accroche par sa corne au surplomb du sommet.

L’ubac est ténébreux. Comme Eva qui s’éveille,
Déjà désenchantée malgré le grand beau temps !
Tout aussi morne qu’elle, l’ombre qui l’ensommeille
Et qui le refroidit y freine le printemps…

Elle est souvent ainsi ; mais peut être joyeuse
Quand son rire en cascade anime la maison :
D’humeur gaie, enjouée, si drôle et lumineuse,
Puis soudain déprimée sans aucune raison.

Un côté rayonnant et une face sombre…
Comme Eva la montagne est double, infiniment.
Une part de lumière et une zone d’ombre :
Aimer les deux versants ? Le sort de son amant…

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Le monologue du chat

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Mon petit cœur de chat est vraiment douloureux :
Le Ciel s’était montré jusqu’ici généreux
Pour moi depuis toujours ; mais depuis cet automne,
Ma vie est fracassée, bousillée par un homme…

Dieu des Chats, que fait-il allongé sur le lit
A gigoter ainsi ? Pourquoi ces petits cris ?
Sont-ils devenus fous ? Et pourquoi ma maîtresse
Dispense-t-elle ainsi tout un tas de caresses

A ce maudit humain ? Je me sens délaissé…
Pourquoi depuis l’été ce grand type empressé
S’en vient-il donc la voir de façon régulière ?
Savez-vous que parfois l’on ferme ma chatière

Pour me laisser dehors ? Je n’y suis plus du tout…
Me comparerait-elle à ces affreux matous
Qui rôdent dans le coin ? Mon adorable ingrate
Aurait-t-elle oublié ? Je lui léchais la patte

Pour la réconforter, quand son maudit mari
La laissant toute seule un beau jour est parti ;
Je savais l’apaiser avec délicatesse,
En petit chat aimant. Maintenant la drôlesse

Semble avoir oublié à quel point je l’aimais,
Ne me caressant plus, non, presque plus jamais ;
Tout au moins pas autant que moi je le souhaite !
Ne serais-je donc plus pour Léa… qu’une bête ?

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La première pensée

couple

A qui s’adresserait ma première pensée
Dès que j’ouvre les yeux dans le petit matin
Si je ne t’avais pas ? Tellement insensée,
Cette éventualité, que je me sens crétin

En même envisageant que tu n’existes pas !
C’est ton image à toi, ma jolie Valentine,
Qui suscite en mon corps son tout premier émoi.
Tes longs yeux, ton long cou, cette grâce mutine…

Et ton rire, ton rire, en claire ribambelle
De sons aussi joyeux que le bruit cristallin
Du champagne versé quand je te vois, ma belle…
Où est donc ce faraud qui faisait son malin

Avant de te connaître ? Il est fini, ce temps,
Où je me sentais libre et fier de l’être encore.
Où sont donc mes folies et passades d’antan ?
Ma belle vénérée, je crois que je t’adore…

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Instants

Peinture

Il y a dans la vie des moments délectables
Arrachés au Hasard ! Des minutes précieuses
A croquer goulûment ;  tellement délicieuses
Qu’elle rendent soudain les jours bien plus aimables.

Il ne faut point chercher à quoi elles sont dues,
Pourquoi nous éprouvons alors tant de bonheur !
Parmi tous les plaisirs nul n’est vraiment mineur,
Ils sont tous succulents ! Grâces en soient rendues

Au destin, à quelqu’un que certains nomment Dieu,
A l’autre bien souvent, à sa douce tendresse,
A l’amour qui est tout, à ses tendres caresses…
L’on est heureux, c’est tout. Rien ne peut être mieux !

Il y a dans la vie de merveilleux instants
Qu’on voudrait retenir. Mais comme l’eau qui coule,
Ils fuient entre les doigts. C’est la vie qui s’écoule…
Peu importe après tout ! Juste compte leur temps…

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