Canicule

 

Une énorme chape de feu
S’est abattue sur le pays .
Le ciel suffoque, halète. Il pleut
Une touffeur poudrée de gris.

Tout est lassitude et torpeur
Dans un long silence de mort.
Il fait trop chaud, et la chaleur
S’immisce au plus profond du corps.

Sans mouvement, comme en arrêt,
La vie s’est figée en brûlant.
La terre craquante est grillée
Et le ciel délavé tout blanc.

La terre semble gorgée d’or,
Tout brûle en se désagrégeant.
Dans l’air argent le soleil mord,
Immobile au zénith ardent …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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