Avignon en hiver

Poème illustré par un tableau de :

Mauve
www.galerie.com

Les venelles pavées sont cirées par le gel,
Et les rares passants marchent à petits pas
Le long des vieux remparts. On dirait que le ciel
Posé sur les toits roux est devenu fada

Tant il est anormal : il est bas, il est gris
Et Avignon prostré est presque silencieux
Sous le morne étouffoir. Le soleil s’est enfui
Vers d’autres cieux plus gais ; le Vaucluse est soucieux

Tant ce drôle d’hiver lui paraît étonnant.
Le fronton du Palais est couronné de glace :
Des pendeloques bleues, une dentelle argent
Qui en font le château des fées et de la grâce !

Les ruelles gelées luisent sous le ciel pur
Si foncé par le gel qu’il en est bleu marine ;
L’air froid est bien trop sec ; une blanche guipure
A orné le vieux Pont d’un lacis d’opaline.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Cités provençales, Hiver. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.