Avignon en hiver

Poème illustré par un tableau de :

Mauve
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Les venelles pavées sont cirées par le gel,
Et les rares passants marchent à petits pas
Le long des vieux remparts. On dirait que le ciel
Posé sur les toits roux est devenu fada

Tant il est anormal : il est bas, il est gris
Et Avignon prostré est presque silencieux
Sous le morne étouffoir. Le soleil s’est enfui
Vers d’autres cieux plus gais ; le Vaucluse est soucieux

Tant ce drôle d’hiver lui paraît étonnant.
Le fronton du Palais est couronné de glace :
Des pendeloques bleues, une dentelle argent
Qui en font le château des fées et de la grâce !

Les ruelles gelées luisent sous le ciel pur
Si foncé par le gel qu’il en est bleu marine ;
L’air froid est bien trop sec ; une blanche guipure
A orné le vieux Pont d’un lacis d’opaline.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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