Archive de l'auteur

Huit avions dans le ciel qui piquent en diamant
- Ainsi qu’il faut le dire en Aéronautique !
Une flèche hurlante, un V acrobatique
Labourant les nuées d’un long sillon d’argent.

Salon* est fière d’eux, elle qui est le nid
De ces vastes oiseaux à la fine envergure.
Ils esquissent là-haut de sublimes figures
Dessinant sur le ciel des schémas inouïs.

Mais comment font-ils donc pour ne pas se toucher ?
Et cet affreux boucan… Comme un coup de tonnerre
Eclatant tout à coup dans l’azur pur et clair !
On a le coeur qui bat rien qu’en voyant filer

Ces pilotes parfaits parfaitement rodés !
De grands oiseaux de proie, effilés, dont les ailes
Laissent un long sillage imprimé sur le ciel :
Surhommes survolant le pays Salonnais…

* La PAF est à Salon depuis 1937

 

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Poème illustré par :

Malepère
www.galerie-peintures.com

Oui ! S’il n’en reste qu’un, il* sera celui-là :
Le dernier à l’attendre et à la désirer,
Cette garce de neige, ardemment espérée
Par ces skieurs accros complètement fanas

Et dont le coeur palpite au tout premier flocon !
Quand la couche escomptée sera assez épaisse,
Ils vont tous déferler vers leurs chers tire-fesses
Du fin-fond de Marseille et autres lieux abscons !

Ils vont tout lui salir, l’embêter sans arrêt !
« Oh ! monsieur le Concierge, il y a une fuite !
L’ascenseur est en panne ! Pourriez-vous tout de suite
Me montrer dans l’appart où sont les robinets ? »

Enchastrayes est en paix depuis la mi-septembre !
Et l’hiver est si beau qu’il serait épatant
Sans ces foutus raseurs que sont tous ces clients…
Mais ce sera l’horreur dès le mois de décembre

Quand ils vont envahir son immeuble nickel !
Ces saletés partout, ce manque de respect,
Ces folles cavalcades dans les escaliers !
Oh là là ! S’il pouvait s’enfuir à tire-d’aile

Vers ces pays lointains où c’est toujours l’été…
Oublier les skieurs, ce tintouin, le ménage,
Ces gens désobligeants et ce remue-ménage !
Broyant pas mal de noir, il s’est mis à rêver…

*Pour Gérard M.

 

 

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Dans une grotte du Chiran
Vit une belle dame blanche,
Au noir pays des avalanches,
De la brume grise et du vent…

Elle est mélancolique et pâle ;
Une grande et mince sylphide,
Avec de longues mains livides
- Couleur de mort, couleur d’opale -

Qu’elle secoue de temps en temps
Au-dessus de la vallée morte :
Des plumes que la bise emporte
Volettent alors en valsant,

Puis se posent sur le sol gris.
Mais la dame est fort capricieuse,
Et lorsqu’elle est d’humeur boudeuse,
D’un coeur trop léger elle oublie

Que, si l’hiver lui prête vie,
C’est pour créer ce sortilège.
Dame du froid, reine des neiges,
Il te faut donc et à tout prix,

En te faisant aider du froid,
Couvrir de ta manne sacrée
Le sol ingrat de la vallée
Dont l’hiver doit être le roi.

Nous attendons le vol ailé
De tes flocons qui, en dansant,
Piquettent l’air de points d’argent.
Tu ne peux nous abandonner…

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

François Boucher
(1703-1770)

C’est dans une mairie en Drôme provençale
Que naquit le scandale au début de l’été ;
Au moment où s’enclenche le choeur des cigales,
Quand le cours de la vie semble bien plus léger.

La jeune Aminata, qui faisait le ménage,
Supposant que le maire était déjà parti,
Entra dans son bureau. Il hurla à l’outrage :
Etait-ce donc ainsi qu’on pénétrait chez lui ?

Puis il regarda mieux la jeune fille noire
Et se dit qu’elle était tout à fait à son goût.
C’était un vieux, déjà, mais un coureur notoire,
Qui s’offusquait fort peu de l’effroi, du dégoût

Qu’il pouvait susciter chez la gent féminine.
Ce fut comme un réflexe, et, lui sautant dessus,
Sans plus se soucier des cris de la gamine,
Le vieux satyre en rut lui mit la main au cul !

Mais elle était costaude ; elle lui résista
Et lui griffa le ventre d’un ongle acéré
Pour prouver son forfait. Puis elle s’échappa
Et courut dans la rue, pour y mieux raconter

L’attaque du notable. Il était si surpris
Qu’il n’eut pas trop le temps d’inventer un bobard ;
On le confondit donc, d’autant plus qu’au pays
Il était le sujet de tout un tas d’histoires.

D’autres femmes bientôt osèrent raconter
Moults incidents cochons de la part du pourceau,
Jusqu’à ce que, sali, il soit désavoué
Et démissionne enfin comme un fieffé salaud.

Il se retrouva seul ; sa femme le quitta.
Il avait tout perdu à trop perdre la tête !
Déshonoré, flétri, renié ! Et tout ça ?
Pour de bien brefs instants de zizi en goguette…

 

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C’est en soixante-huit que l’empereur Néron
Apprit incidemment qu’un de ses intendants
Etait un bon chrétien. Torpès* était son nom.
Le monstre, n’écoutant que son fond malfaisant,

Le fit décapiter ; puis fit placer son corps
Dans le fond d’une barque, avec pour seuls compères
Un vieux coq et un chien, afin qu’ils le dévorent !
Mais ils n’en firent rien… Cahotant sur la mer

Douce comme une amie, poussée par le courant,
La barque s’échoua avec son pieux fardeau.
C’était le dix-sept mai, un beau jour de printemps ;
Et pour les gens du cru, ce fut un beau cadeau

Car ils étaient chrétiens. En hommage à Torpès,
Ils bâtirent sitôt une jolie chapelle.
Le chien nommé Grimaud, le coeur tout en liesse,
Fut bien vite adopté par une jouvencelle.

Mais le coq se méfiait : d’un esprit plus chagrin,
Se croyant en danger et craignant pour sa vie
Il vola tout pataud jusqu’à un champ de lin !
Avez-vous bien compris ? Le « coq au lin », pardi !

C’est du moins ce que content les Cogolinois…
Une très belle histoire et un fort beau pays !
Et si les historiens n’y ajoutent point foi,
Peu nous importe, au fond ! Le conte est si joli…

* d’où le nom actuel de Saint-Tropez

 

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Nous avons eu si chaud que nous ne bougeons plus,
Doucement effleurés par la brise du soir.
Le soleil se dissout au-dessus des pins noirs ;
L’horizon est rayé d’un roux qui accentue

Le bleu foncé du ciel… Nous sommes bien dehors,
Où nous pouvons goûter à l’air un peu plus frais
Exhalé par la nuit. On va mieux respirer
Et peut-être oublier ce mois d’août carnivore

Qui depuis quelques jours est vraiment terrifiant :
Une chaleur torride éructée par la terre
Comme le souffle affreux des portes de l’Enfer !
Tout aussi implacable, un soleil dévorant…

L’on ne se souvient plus d’un mois d’août aussi chaud,
Et l’on n’aspire plus qu’à un peu de mistral
Envoyé par le Nord pour chasser en rafales
Cette énorme chaleur qui a planté ses crocs

Au coeur de la Provence. Vite, une grande pluie
Qui s’en viendra laver le sol dur à grands jets !
L’orage du quinze août tellement espéré !
Pouvoir, une journée, ne plus être ébloui

Par ce soleil dément qui cause notre effroi,
C’est notre seul souhait ! Notre secret désir ?
Avoir un ciel tout gris ! Mais ce n’est pas le pire :
Nous voudrions aussi un petit coup de froid…

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

Jocelyne Rochefort Simard
www.eco-art.ca

Sur le bord de l’étang, affalée sur la rive,
Une pauvre bestiole. Oh ! pas bien agressive…
Un pingouin grassouillet qui va mourir de chaud !
Ses bras tout courtichons en font un vrai manchot,

Le gênant sûrement pour se débrouiller seul,
Et cette eau peu salée peut être son linceul !
Mon Dieu ! Qu’il est pataud, lourdaud et maladroit !
Pataugeant dans la boue, il a l’air à l’étroit

Dans son habit du soir ; jabotant, trébuchant,
Egaré, affolé, tremblant et pantelant,
C’est un jouet branlant comme un gros culbuto !
Peut-être faudrait-il qu’on le rejette à l’eau ?

Que fait-il donc ici ? D’où s’est-il échappé ?
Il est en grand danger, et l’on va appeler
SPA ou pompiers pour le remettre au frais !
Un pingouin par chez nous ? Mais quel est le cinglé

Qui pourrait accepter une semblable histoire ?
Les gens sollicités n’ont pas voulu nous croire…
Ne sachant plus que faire et poussés par la peur,
Nous allions donc le mettre… au réfrigérateur

Quand le patron d’un cirque, enfin mis au courant,
A pu récupérer sa vedette – Fernand -
Qui s’était fait la belle un beau soir de juillet.
Un pingouin romantique un brin aventurier !

Tout est bien qui finit pour le mieux ! Le compère
N’ayant pas d’avenir sur notre étang de Berre…

 

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Poème illustré par une aquarelle de :

Roger Gobron
(1899-1985)
www.rogergobron.com

Est-ce la Guadeloupe ou bien Barcelonnette ?
Bien qu’on soit fin-novembre, il n’y a pas de neige ;
Et les gens de l’Ubaye font une triste tête
Car leur petit magot, lourd d’or bien blanc, s’allège

Dès que l’hiver hésite à s’installer chez eux !
Contrairement à nous, ils aiment ces ciels gris
Tout gonflés par la neige. Et ils ne sont heureux
Que lorsqu’on ne peut plus que circuler à skis !

Le Sauze est tristounet, mouronneux à souhait ;
C’est pareil à Praloup ! Ô sainte Météo,
Ne pourrais-tu vraiment pas nous expédier
Un mètre de poudreuse, en suppliant là-haut ?

Même s’il neige enfin, on se fait du souci
Car on a l’impression que s’allonge la liste :
Stocker et compacter, damer toutes les nuits…
Va-t-on avoir le temps de préparer les pistes ?

Mais le temps est radieux, le ciel bien trop parfait
Immuablement bleu ! Nuages, s’il vous plaît,
Venez sur la vallée, la bedaine gonflée
D’une neige si drue qu’on sera submergés !

 

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Poème illustré par une photo de :

Yann Lecomte
www.yannlecomte.over-blog.com

C’est vraiment curieux de se dire
Qu’il ne reste plus devant soi
Que le temps d’un souffle, un soupir !
Peut-être même pas… cent mois

Et, au bout, la mort qui attend…
Oh ! Il n’est vraiment rien, le temps
D’une si courte vie humaine !
Combien folle et combien est vaine

Cette quête insensée de biens
Dont il ne vous restera rien…
Et comment laisser une trace
Tout au long de ces jours qui passent ?

Oubliez donc le mot : « toujours » !
Des souvenirs, un peu d’amour
Et quelques photos qui sourient…
Où est donc passée votre vie ?

Si Dieu le veut, demain peut-être
Ou même avant… Oh ! pourquoi naître
Si c’est pour s’en aller aussi ?
Peut-être est-ce bien mieux ainsi ?

C’est vraiment curieux de se dire
Qu’il ne reste plus devant soi
Que le temps d’un souffle, un soupir…
Et si c’était l’ultime fois ?

 

 

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Mon Dieu, quelle heure est-il ? Est-il déjà si tard ?
Comment est-ce possible ? Il est cinq heur(e)s un quart
Et les toits imprécis sont gommés par la nuit !
Le ciel gris s’est éteint, où le soleil pâli

N’est plus qu’un lumignon au ras de l’horizon.
Nous sommes fin novembre, une morne saison
Qui détruit chaque jour un peu plus la lumière :
Le temps noir de la mort, un temps qui désespère

En donnant l’impression de se ratatiner.
Le matin, c’est pareil ; c’est dur de se lever
Quand la nuit entêtée qui s’accroche et s’étire
S’obstine impudemment et ne veut plus partir.

Et pendant plus d’un mois le jour va décliner…
La lumière ternie et comme effilochée
Va être encor rongée par l’hiver trop vorace.
Mais l’on ne peut qu’attendre que lentement passe

Le mois le plus lugubre de toute l’année.
Ses jours sont bien trop courts ! Longues sont ces soirées
Où l’on ne songe plus qu’à rester bien au chaud.
La Provence frileuse a mis son paletot…

 

 

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A la maison, l’on est moderne.
Comme on a le courage en berne
Dès qu’on évoque le ménage,
On a acheté – en vrais sages !

Un beau robot-aspirateur
Compensant notre peu d’ardeur.
On l’a appelé « Amédée »
Comme il se doit pour tout valet.

Il a une bouille sympa ;
Rouge, rond, un peu raplapla,
Il montre un courage indécent,
Virant, valsant et repassant

Mille et mille fois sur le sol
Pour y avaler à pleins bols
La poussière ! On ne savait pas
Que chez nous, c’était si cracra !

Il sait monter sur les tapis,
Va sous les fauteuils et les lits
Comme le fait une soubrette.
Mais j’ai failli perdre la tête

Quand un jour, criant au secours,
Il s’est mis à m’appeler pour
Le désemberlificoter
D’un fil où il s’était coincé !

Car il parle, ne vous déplaise !
Une très jolie voix d’hôtesse,
Comme une voix d’aéroport !
Quelle émotion, coquin de sort !

 

 

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Poème illustré par une gravure de :

Gustave Doré
(1832-1883)

C’est en l’an 400 – d’après ce qu’on en dit -
Que lors d’une tempête, en crue, la Nartuby
Déborda de son lit ; puis laissa derrière elle
Un horrible fléau, une offrande cruelle

Pour les gens du pays : un immonde dragon
Aimant la chair humaine, et surtout les tendrons
Se risquant à sortir trop loin de leur village.
On se résolut donc, comme le veut l’usage,

A déléguer au Drac deux pauvres malheureux…
Avalés sur le champ. Ce n’était pas sérieux,
Car il n’était pas monstre à entendre raison !
Tous de se rencogner alors dans leur maison

Et de prier le Ciel… C’est ainsi qu’Hermentaire,
Passant non loin des lieux, entendit leur prière ;
Il brandit donc sa croix pour immobiliser
Ce suppôt des Enfers qui en fut statufié,

Collé tout ridicule à l’énorme rocher
Qui était son repaire ! Et pendant des années,
On le vit dépérir jusqu’à ce qu’il n’en reste
Que de grands os blanchis. Un sort vraiment funeste,

Mais parfaitement juste ! Et tous les paysans,
Acclamant leur prélat, nommèrent « Draguignan »
Leur village sauvé pour eux, les Dracénois !
C’est du moins ce que conte un récit d’autrefois…

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

Jacques Testa
www.tableaux-testa.net

J’ai besoin de soleil et j’ai soif de lumière !
Où pourrais-je en trouver autant que par ici
Quand s’annonce l’été ? Et quand enfin la mer
Transforme sa clameur en un doux clapotis.

Et ce bleu infini du ciel interminable
Quand les jours sont si longs ? En est-il de plus pur ?
Cette tiédeur de l’eau, cette chaleur du sable
Qui font monter en vous comme un goût de luxure,

En quelle autre région pourrait-on les trouver ?
Le soleil et la mer, la lumière et le ciel
Incroyablement bleu si souvent dans l’année !
Ce pays est béni et vous donne des ailes

Car l’âme est plus légère au cours de ces longs jours
Immuablement clairs. Pas trop chaud, pas trop frais :
Ce temps presque parfait devrait durer toujours !
Provence-paradis dès le début de mai !

 

 

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Des fontaines qui coulent en toutes saisons !
Le pays est à sec, mais pas notre Provence
Malgré son sol ingrat. Qui y a souvenance
D’un temps de pénurie où l’eau lui fit faux bond ?

C’est grâce à la montagne, à ses neiges d’hiver
Qui fondent au printemps, et s’en viennent gonfler
Les sources, tout là-haut, dont les eaux boursouflées
Irriguent la Provence où lors tout devient vert.

Sur les pentes à pic, ce ne sont que cascades
Se déversant en pluie dans des torrents grondants
Coulant avec fracas vers le Sud, y portant
La force du printemps. Sorte de cavalcade

D’eau noire et d’alluvions qui le gorgent de vie
Et dévale à grand bruit, nous portant l’onde claire
Qui glougloute et jaillit des tréfonds de la terre ;
Un nectar ruisselant qui vient du Haut-Pays,

Abreuvant les fontaines partout sur les places,
Décorant joliment nos villes du Midi,
Que nul n’a jamais vues asséchées ou taries.
Remercions en les Alp(e)s par mille et mille grâces…

 

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Combien de fois, dis-moi ! l’ai-je donc parcourue
Cette rue de Marseille ? Une rue si pentue
Qu’elle est un escalier ! Nous, nous n’en souffrons plus,
Bien qu’avec ces années qui nous laissent perclus,

Elle soit parfois rude à monter et descendre.
Est-elle donc plus raide qu’en notre âge tendre
Où nous la gravissions vent debout, en courant ?
Mon Dieu, quelle grimpette ! On dirait que le temps

L’a rendue vertical(e) ! Si dure qu’elle essouffle
Les touristes flapis et presqu’à bout de souffle
Qui gravissent la pente en agrippant la rampe.
Certains s’asseoient en haut, et, tout noués de crampes,

Ils se promettent bien de n’y plus revenir.
Cette rue trop pentue, c’est la rue des soupirs !
Une rue de Provence, une rue de Marseille
Aux maisons balafrées par des rais de soleil…

 

 

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