Assoupissement

 

Poème illustré par un tableau-peinture de :

Eric Bruni
www.liensutiles.org/ebruni.htm

Le soleil carnassier est mangé peu à peu
Par le mois de septembre ; et son spectre tout rond
S’enfonce lentement au fond de l’horizon
Chaque soir bien plus tôt. Le ciel est bien moins bleu,

D’un bleu moins soutenu. Quelquefois des nuages
Le tachent et le strient de manière incongrue ;
On dirait qu’on s’en va vers un monde inconnu,
Un rivage automnal qui n’est plus un mirage.

On a parfois très chaud, puis il fait presque frais ;
Rester tard au jardin n’est plus très agréable
Et la brise du soir n’est vraiment plus aimable !
Qui aime bien l’été doit vite en profiter

Car l’automne s’en vient qui s’en va le pousser
En dehors du circuit jusqu’à l’année prochaine.
Et le grand soleil fou maintenant à la traîne
S’est enfin apaisé : c’est la fin de l’été !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Automne, Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire