Après le ski

 

On a bien déneigé ses pieds avant d’entrer,
Les jambes alourdies par de folles descentes,
Puis on s’est écroulé sur le vieux canapé,
Ivre de l’air si pur qu’on a bu à La Rente.

On ne peut plus bouger tant on est fatigué.
Il nous faudrait pourtant un bon thé à la menthe,
On devrait se lever pour le faire infuser,
Et verser l’eau bouillie sur les feuilles odorantes.

Mais on ne peut broncher, même un tout petit peu.
Tout mou comme un pantin et désarticulé,
Incapable de tout, comment donc remuer ?

On est si bien ainsi, en tas devant le feu !
Derrière les volets l’hiver est en maraude,
Et l’on entend le vent qui hulule et qui rôde.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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