Alexandrins…

Quand je loue le Midi, c’est en alexandrins !
Il sonne dans mon coeur un étrange tocsin
Qui me crie casse-cou s’il y manque un seul pied !
Une étrange contrainte et un curieux hochet

Que cette passion à tout écrire en vers
Réguliers et rythmés. Un besoin nécessaire !
Il manquerait vraiment quelque chose à ma vie
Si je ne pouvais plus satisfaire à l’envie

Partout et en tous lieux de pondre des poèmes
Comme un oiseau des oeufs ! Comment dire qu’on aime
La Provence et son ciel, son mistral, sa lumière
Autrement qu’en rimant, de toute autre manière ?

Moi, je ne pourrais pas ! Ce curieux phénomène
Est-il depuis toujours implanté dans mes gènes ?
Ou bien m’est-il venu depuis que ce pays
M’a domptée, et séduite, et enchaînée à lui

Par les liens d’un amour exclusif et si fort ?
Il est doux à mon coeur, et c’est jusqu’à ma mort
Que je le chanterai comme le fit Mistral…
Avec moins de talent ! Mais cela m’est égal…

 

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Provence au coeur, Questions ?. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.