2050

Une tempête de lumière
S’est abattue sur la Provence,
Le soleil est entré en transes
Et nous a déclaré la guerre.

Il est maintenant ivre-fou,
Il délire et il déraisonne,
Et son lugubre glas résonne
Sur la campagne, un peu partout.

Plus rien ne sera comme avant,
Plus une fleur dans les jardins.
La fraîche rosée du matin
A disparu depuis longtemps.

Le ciel immense est bien trop bleu,
Il n’y a plus un souffle de vent,
Ni au Levant, ni au Ponant.
Et la douce France est en feu.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Contes. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire