La gardrain party

On avait préparé pour nos trente invités
Des farcis, des pâtés, des viandes succulentes :
Un bon déjeuner froid pour n’être pas stressés !
On aurait dû songer à louer une tente…

Car soudain vers midi le ciel pur s’est couvert
D’une énorme nuée niant la météo !
Une bouffée de vent, un craquement de l’air
Et un énorme grain bousillant l’apéro !

Un déluge de pluie toute chargée de boue
Se mit à dévaster nos chères victuailles !
Un aussi gros orage au début du mois d’août ?
Il sema cependant une belle pagaille :

Ce fut la débandade et, fuyant le jardin,
Tout le monde s’enfuit là-bas vers sa voiture
Car l’appart trop petit fit très vite le plein !
Quel désastre, boudiou ! Quelle déconfiture !

Tout baignait dans la flotte, et nos belles agapes
Etaient en triste état sur le buffet trempé !
Puis un fichu ciel bleu qui ricanait sous cape
Réapparut soudain comme pour nous narguer…

Mais tout était gâché. Autour de nous Marseille
Reprenait déjà vie. Alors, vraiment très las
Et jurant de bon coeur en huant le soleil,
Nous nous mîmes au boulot, réparant les dégats…

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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